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"LA MAISON SAINT-FRANÇOIS" PETIT SÉMINAIRE D'HAZEBROUCK  
Gaston Gars 4° supérieur de 1923 à 1932 

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DOCUMENTS   AUDIO > Conférence de Mgr Dupont enregistrée le 30 Mars 1966
 >    Monsieur Gars


Les Capucins  Jacques Dehaene  Paul-Alphonse Baron   Charles Delannoy  Gaston Gars
Daniel Allaert 
Théodore Bogaert 1Gérard Robitaillie  Albert Braems   
La chapelle  3
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Gaston Gars- (1874-1932) biographie- 4° supérieur

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Monsieur Gars

M. le Chanoine Gars, ancien élève, né à Pitgam le 5 mars 1874 fut ordonné prêtre à Lille le 9 juin 1900. Professeur de mathématiques au Petit Séminaire la même année, il remplaça M. Delannoy en 1923. Ce dernier continua cependant à diriger la maison car il y revenait chaque lundi.  
La maigreur de ce paysan flamand évoquait aux yeux des élèves la figure d'un curé d'Ars, austère pour lui-même mais accueillant pour les problèmes d'enfants. 
Les années 20 virent la reconstruction du séminaire ainsi que celle du nouveau cloître qui fut inauguré le 9 juillet 1929.
Le premier appel aux anciens Élèves fut lancé le 1° Janvier 1929 et le mémorial des anciens est inauguré également le 9 juillet 1929. 
A son décès en juillet 1932, des suites d'une maladie qui dura plus d'un an,  Mr Gars fut remplacé  par M. Allaert. Une messe de requiem fut dite au cours de la première semaine de rentrée. Aucune cérémonie n'avait pu se dérouler au petit Séminaire car les élèves étaient en vacances. 

" Il était resté profondément un "rural", non seulement par l'attachement à la patrie flamande dont la campagne fut toujours son horizon, mais par son caractère simple, modeste et obstiné, se défiant des innovations coûteuses et des théories osées.  C'était un silencieux... qui n'en pensait pas moins et s'exprimait avec une sobre précision."
sources: Georges Deroisy, Juillet 1960 -  Un petit séminaire dans les années 30- Jean Six

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1930-Publication de "Gerbe d'or"



L'abbé Ernest D'Halluin

C'est en 1930 que fut publié "Gerbe d'or", livre dans  lequel l'abbé Ernest D'halluin, professeur de 1911 à 1932,  recensaient les anciens élèves de St François depuis ses origines. 
Il fait suite à la publication du "livre d'or des missionnaires sortis de Saint-François". 

gerbe d'or
couverture du livre d'Or

Comme le déclare Mr Gars, évoquant M. l'abbé D'halluin dans la préface de "Gerbe d'Or":

 "il faut avoir vécu à ses côtés, depuis plus d'un an pour deviner la somme de recherches, de correspondances, de visites, de démarches nécessitées par ce travail, d'une part, et, de l'autre, par la construction du magnifique cloître, qui abritera désormais le "Mémorial des anciens". Nous ne voulons pas blesser sa modestie, mais sans crainte de nous tromper, nous sommes assurés qu'il a été soutenu dans ce long travail par son amour de Saint-François (Ubi amatur, non laboratur, dit-il) et aussi par le double souci d'être utile aux jeunes et agréable aux anciens. 
 Il fut aussi le créateur du "livre d'or" qui mentionne tous les anciens de Saint-François.  
A la suite de la parution de ce livre de nombreux témoignages provenant d'anciens séminaristes affluèrent à St François.

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La Messe du 9 juillet 1929


la chapelle en 1929
1929-la chapelle

La vaste nef était décorée avec magnificence, mais aussi avec un goût très sûr. .De chaque côté, des draperies délimitaient des oratoires et comme des chapelles latérales où étaient préparés des autels pour les nouveaux prêtres. La plupart, cependant allaient célébrer dans le chœur où, parallèlement au banc de communion, se dressaient d’autres rangées d’autels, tous pareils, drapés de blanc, surmontés d’une croix identique parmi les fleurs, des tiges élancées de lys et des roses épanouies, ils s’élevaient côte à côte en avant du maître-autel, somptueusement paré.
Cependant qu’y montait le jubilaire, vénérable prêtre de 94 ans, assisté de M. le chanoine Gars, supérieur, derrière lui, simplement, les nouveaux prêtres, accompagnés toujours de leur prêtre assistant et de leurs servants, prenaient place.
Sur les 37 autels, à la même minute, les messes commençaient qui devaient unir, dans les mêmes gestes, par les mêmes prières, les 37 sacrifices qui n’en feraient plus qu’un.

les nouveaux prêtres juillet 1929
9 juillet 1929 -célébration de36 prêtres 
70 ans de sacerdoce du chanoine Lagatie

La  chapelle du Petit Séminaire, qui a déjà vu tant de beaux spectacles, et qui a été témoin de tant de belles cérémonies pieuses et touchantes, n’en avait jamais abrité de plus rare que celui-là trente-sept de ses enfants consacrant, élevant, sacrifiant à la fois la divine Victime, sous les yeux attendris des jeunes séminaristes, des maîtres, des anciens professeurs, des plus hauts dignitaires ecclésiastiques du diocèse et de son évêque vénéré. Cependant la maîtrise, en chœur harmonieux, chantait la joie. 
Ce fut d’abord un cantique de circonstance, célébrant les prémices du sacerdoce ce furent ensuite, au cours de la messe, dominant les murmures et les prières, les polyphonies majestueuses de la Messe du Pape Marcel, de Palestrina, le " Kyrie " , le Sanctus " et l’ " Agnus "

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9 juillet 1929, Inauguration du mémorial des anciens


le nouveau cloitre 1929
le nouveau cloître


Le 9 juillet 1929,
  le Mémorial des anciens fut inauguré. 

Le vieux cloître  des Capucins, tombant en ruines, a été remplacé par un beau cloître roman
Sur ses murs est écrite une histoire vivante de la Maison, livre toujours ouvert et à la portée de tous. 
Un tableau artistique, dû au pinceau habile des Bénédictines de Solesmes (Sarthe) représente en raccourci tout le passé du Petit Séminaire.

Un autre inscrit une " Prière pour les Prêtres" entre le monogramme du Christ, l’Agneau mystique et des branches d’olivier, symbole de l’autel. de la paix, de l’onction sacerdotale. Un vaste encadrement de chêne contient ensuite, sur fiches mobiles, les noms des anciens Supérieurs et Professeurs. 

Un autre est consacré aux élèves actuels, groupés par paroisses, tandis que, sur la droite et sur la gauche, de grandes cartes, sous verre, figurent les deux arrondissements (Lille et Dunkerque-Hazebrouck),  dont est formé notre diocèse. 


1929-le Cloitre
Vues intérieures et extérieures du cloître- Juillet 1929
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le jardin du cloitre

Le mémorial des anciens a été remplacé en 2013 par "la galerie du cloître" et les tableaux ont été démontés.

Des chiffres, épinglés à chaque commune, indiquent le nombre de séminaristes fournis au Petit Séminaire. Comme une mère suit ses enfants, la Maison continue de suivre les siens au cours de leurs études dans les Grands Séminaires et dans toutes les étapes de leur ascension vers le sacerdoce : philosophes et théologiens, tonsurés, minorés. sous-diacres, diacres, professeurs ou soldats, tous ont leur nom soigneusement conservé dans le livre de famille.


ll en est de même pour les Religieux et pour les Missionnaires, le tableau qui leur est consacré porte, au centre, la carte du monde éditée par les Missions là sont épinglés tous les noms des Anciens sur le théâtre même de leur lointain apostolat sur les accotements du tableau s’alignent, groupés par Congrégations, les noms des novices, profès, religieux sortis de ce milieu.

" Un cinquième tableau étale aux yeux plus de 600 prêtres séculiers, groupés par localités l’on y peut voir que la seule ville de Lille, par exemple, sans ses faubourgs, possède 57 prêtres sortis du Petit Séminaire d’Hazebrouck, dont 8 sont professeurs à l’Université Catholique Roubaix en compte 25, Tourcoing 24. 


Là aussi, de chaque côté, s’étalent deux immenses cartes sous verre l’une représente le diocèse de Lille tout entier, l’autre le diocèse de Cambrai, et sur chacune d’elles est fixé le nom des Anciens à la place même de leur champ d’action." Le sixième Mémorial est celui des Défunts il y a place pour 1.600 noms 409  déjà sont inscrits. Le prêtre est si vite oublié ! Là, du moins, sera gardé son souvenir. Ah ! quelle n’est point la particulière éloquence de ces inscriptions sur la muraille même de la chapelle où tous ont passé, prié, entendu l’appel divin, mûri, fortifié leur vocation.

N’est-ce pas une sorte de concession à perpétuité, à laquelle s’ajoute l’assurance de recueillir un souvenir, une prière, autrement que sur une pierre tombale élevée dans la solitude d’un cimetière, à grands frais.
Vrai sanctuaire de famille où demeureront gardés avec tendresse et piété tous les noms des Anciens. Et quelle leçon pour les jeunes Séminaristes ! A voir à quelle lignée ils appartiennent, ils seront deux fois heureux et fiers d’être appelés à prendre place parmi les élus du Seigneur !
Aussi ne sommes-nous point surpris que ce projet grandiose 
ait soulevé tant d’enthousiasme, trouvé tant de sympathies et d’échos. De partout sont venues des lettres, émues et touchantes de partout, voire du fond de l’Afrique et du fond de la Chine.
Ce Mémorial est un sublime commentaire du mot célèbre que soupirait le bon 
M.
Dehaene quelque temps avant de mourir :
 " Oh!  la douce et sainte chose que l’amitié sacerdotale!  Y a-t-il, après Dieu, une consolation semblable ici-bas ? "

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9 juillet 1929, Fête du sacerdoce

L’inauguration de ce " Mémorial ", le 9 juillet 1929, s’est accompagnée d’une cérémonie grandiose 36 nouveaux prêtres, sortis du Petit Séminaire, ont célébré ensemble leur première Messe, dans la chapelle, tandis qu’au maître-autel, M. le Chanoine Lagatie, ancien professeur, remerciait Dieu de ses 70 ans de sacerdoce.
 
S. G. Mgr Liénart présidait, avec S. G. Mgr Jansoone, cette fête de famille, dont la presse locale et régionale et même la presse étrangère a largement noté les édifiants détails. 
                                          


Les anciens de St François en 1929
 *Le  Père Schercousse * le  Père Dehon 
* le  père Isoré   * le père Janssonne

Voici le compte rendu de " La Croix du Nord "

" Le Petit Séminaire d’Hazebrouck était en fête mardi. Fête tout à fait rare, sinon exceptionnelle on peut se demander si jamais, en France ou ailleurs, peut se voir quelque chose d’analogue. Trente-six prêtres, tous anciens élèves de Saint-François d’Assise, tous ordonnés récemment, disaient à la fois leur première messe dans la chapelle du Petit Séminaire, en même temps que le doyen d’âge des prêtres du diocèse de Lille, M. le chanoine Lagatie, âgé de 94 ans, ancien professeur, y célébrait le 70e anniversaire de son ordination sacerdotale.

" Ces solennités incomparables coïncidaient avec la fête annuelle qui réunit les anciens élèves, en cours d’études dans les Grands Séminaires, et la plupart des anciens professeurs, et avec l’inauguration du cloître nouveau, cœur et centre de la Maison, où un mémorial artistique rappellera tout son passé fécond, et les légions de séminaristes et de prêtres qui y ont vécu.
" La présence de nombreux ecclésiastiques et des autorités religieuses du diocèse, la présidence qu’avait bien voulu accepter S. G. Mgr Liénart, évêque de Lille, soulignaient l’importance de ces festivités qui sont et seront, dans l’histoire religieuse des Flandres, un événement et une date.

Un banquet de 500 couverts réunit, autour des Autorités, les anciens professeurs et les anciens élèves en cours d’études. Si grand que soit le réfectoire, il n’est pas aux dimensions de la famille de Saint-François il a fallu se résigner et poser des limites.
Il n’entre pas dans le cadre de cette notice de rapporter les toasts qui furent prononcés à cette occasion. Qu’il nous suffise de dire que, parmi ceux qui furent à la peine, nul ne fut oublié. Relevons seulement la poésie de M. le Docteur Delassus, qui fut le porte-parole des toutes premières générations, des élèves de M. Dehaene. 

Pour terminer cette fête, Mgr Liénart mit à l’honneur tous ceux qui ont encouragé et soutenu les vocations qui viennent d’être consacrées les familles chrétiennes qui forment, en y déposant la foi, la justesse, la pureté, des âmes de franc et fier métal les paroisses, dont les prêtres, s’efforçant de suivre chaque âme en particulier, découvrent les vocations et donnent aux consciences une première formation ; le Séminaire, où supérieur et professeurs emploient à marquer du sceau du Christ leurs élèves, à les fortifier et à les sanctifier par la vie disciplinée les promotions précédentes, les aînés, qui ont tracé ou maintiennent les traditions de vie sacerdotale fervente et dévouée, et Monseigneur prononça un délicat éloge de M. le chanoine Lagatie, le doyen des prêtres du diocèse.

Mgr l’Évêque de Lille termina par une parole de chef. Sans doute il se réjouit d’avoir pu ordonner 51 prêtres le dimanche précédent mais pas plus pour le diocèse que pour le Petit Séminaire d’Hazebrouck, ces chiffres ne doivent constituer le maximum si nombreuse qu’elle soit, cette promotion est à peine suffisante. Et on ne pourra encore relever tous ceux qui fléchissent sous le poids d’un ministère épuisant.
A l’œuvre donc pour recruter de saints prêtres, toujours plus nombreux.

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9 juillet 1929-La procession


les pretres en 1925
Le corps professoral de 1925 autour de M Gars
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" Un peu avant 10 heures, sous un ciel gris, mais qui n’est pas sans douceur, parmi les chants liturgiques qui bénissent Dieu d’avoir visité son peuple, le cortège ou plutôt la procession se met en marche, derrière la croix. Elle a un sens profond c’est la perpétuité, l’éternité du sacerdoce catholique qu’elle proclame et sa vitalité dans nos plaines flamandes.
" Après les files serrées des petits séminaristes de Saint-François, de leurs aînés, élèves de nos grands séminaires, devant les chanoines et les doyens,, voici les nouveaux prêtres, anciens élèves du Petit Séminaire d’Hazebrouck.
" Spectacle unique!  Les trente-six nouveaux prêtres, précédant M. le chanoine Lagatie, le jubilaire, tous revêtus de la chasuble gothique de soie blanche, accompagnés d’un prêtre, ancien professeur ou ancien directeur, marchent entre deux théories d’enfants de chœur en soutane rouge. C’est un défilé original, d’une fraîcheur incomparable, d’une signification profonde il dit la fécondité des vocations sacerdotales dans nos Flandres et l’œuvre du Petit Séminaire d’Hazebrouck, pépinière de prêtres aujourd’hui autant et plus qu’hier.
" Puis ce sont les dignitaires, pour la plupart anciens élèves et anciens professeurs, escortant MM. les Vicaires Généraux Jourdin, Delannoy, Dewailly, Duthoit, et S. G. Mgr Jansoone, évêque auxiliaire, et S. G. Mgr Liénart, évêque du diocèse de Lille, revêtu de la cappa que soutiennent deux assistants.

" Cette fête grandiose, qui était avant tout une fête de famille et qui devait jusqu’à la fin en garder le caractère, allait déborder des murs trop étroits de la grande maison. Par une attention délicate, on avait voulu y associer, autant que faire se pouvait, la ville d’Hazebrouck et ses habitants. Le cortège se déroula donc dans la rue Warein, de l’une à l’autre porte, sur des jonchées de roseaux et de fleurs, entre les drapeaux et les oriflammes, avant d’entrer à la chapelle.
" Quel encouragement pour les jeunes lévites du Séminaire, quelle éloquente leçon de choses que la cérémonie qui se déroule magnifique devant eux ! Sa beauté, expliquée par l’ancien supérieur du Petit Séminaire, éclaire magnifiquement la grandeur du sacerdoce catholique ".

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